Par Mohammed Benata.

(contexte) : Suite à l’action de sensibilisation menée par les associations de protection de l’environnement dans l’Oriental du Maroc et notamment l’Espace de Solidarité et de Coopération de l’Oriental,

le Secrétariat de la Convention Ramsar a organisé à l’invitation de son point focal au Maroc, le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification, une mission consultative au SIBE Ramsar de l’Embouchure de la Moulouya le 14 et 15 octobre 2010 pour s’enquérir de l’état actuel du site et discuter avec les différents intervenants, des mesures éventuels à prendre pour améliorer sa gestion conservatoire.

Malheureusement, les associations de protection de l’Environnement n’ont pas été invitées à assister à la réunion qui à lieu le 14 octobre à Oujda au siège de la Direction Régional des Eaux et Forêts et de la lutte contre la désertification de l’Oriental. Ces associations ont été privées d’exposer et de défendre leur point de vue, devant la délégation de la mission et les chefs de services présents, pour protéger et sauvegarder le site d’intérêt biologique et écologique de la Moulouya.

Il est regrettable que la direction régionale des eaux et forêts a voulu éclipser les associations et leur rôle dans la protection de notre patrimoine naturel alors que d’autre intervenant non étatique comme FADESA a été invité à assister à cette réunion.

Même au niveau du terrain,  la visite a été restreinte à trois associations seulement, pour diagnostiquer les dysfonctionnements et les problèmes qui menacent le devenir et le bon fonctionnement de ce SIBE Ramsar qui revêt une importance planétaire pour les écosystèmes des zones humides.

Plusieurs lieux ont été visités par la délégation de Ramsar en compagnie des ONG marocaines notamment le rivage du SIBE qui connaît une érosion active, le canal d’évacuation de crue et la station de traitement des eaux usées. Vu la contrainte de temps la station de pompage des eauxdu débit environnemental de la Moulouya réalisée par FADESA pour l’irrigation de ses trois terrains de Golf n’a pas pu être visitée par la délégation de Ramsar.

(Recommandations) :

A l’occasion de la mission consultative Ramsar au SIBE de la Moulouya les représentants des ONGs marocaines qui ont participé à la visite du terrain, ont présenté quelques suggestions qui peuvent contribuer à la préservation de ce site et améliorer sa gestion :

1-      Alléger la pression des estivants sur le Sibe pendant l’été :

Les estivants qui ont été gênés dans leur accès libre à la plage au niveau de la NSTS qui a détourné l’ancienne rocade méditerranéenne à son profit, sont obligés de se diriger vers le SIBE de la Moulouya avec leurs véhicules qui dépassent la capacité d’accueil de ce rivage.

Nous suggérons fortement aux autorités concernées de revoir et de réétudier l’accessibilité à la plage depuis la ville de Saïdia jusqu’au rivage du SIBE. Pour débloquer l’accès à la plage au niveau de la NSTS, la restauration de l’ancienne rocade méditerranéenne est nécessaire pour alléger le rivage au niveau du SIBE.

De même au niveau des campings des administrations, la création de passage peut faciliter l’accès à la mer et décongestionner le SIBE de la Moulouya. D’autant plus que la construction nouvelle des cafés sur la dune bordière du domaine public maritime à rétréci l’espace disponible pour les estivants et devraient être purement et simplement détruites pour libérer l’espace et l’accès aux visiteurs

2-      Assurer la réalimentation sédimentaire du rivage du SIBE et de la plage.

L’érosion du rivage au niveau du SIBE de la Moulouya et de la plage au niveau de la ville est un phénomène manifeste et qui s’aggrave de jour en jour et menace de les faire disparaître dans un avenir proche.

En plus des sédiments qui ont été piégés au niveau des barrages, l’exploitation illégale du sable au niveau de la Moulouya aggrave encore plus ce phénomène. Il est fortement recommandé d’interdire toute extraction du sable de la Moulouya ou de la plage.

Les digues de la Marina de plaisance au niveau de la NSTS représentent un véritable obstacle au mouvement des sédiments. Le peu de sable qui parvient encore à atteindre la mer est empêché de réapprovisionner la plage et vient engraisser le flanc Ouest de la nouvelle digue. Une technologie doit être adaptée pour permettre aux sédiments de circuler librement et réapprovisionner la plage.

3-      Conserver le débit environnemental de la Moulouya.

Pour permettre à la Moulouya de jouer pleinement son rôle conservatoire et sa fonctionnalité vis-à-vis de la biodiversité aquatique et le maintient des différents écosystèmes il est fortement suggérer d’empêcher tout prélèvement d’eau supplémentaire.

Les eaux provenant du bassin versant de la Moulouya qui dépasse 58.500 Km2 sont complètement captées et contrôlées par un système de barrages édifiés le long de l’oued ou ses affluents. Actuellement la zone humide n’est desservie que par le bassin versant immédiat cerné par les montagnes des Béni Snasen, Béni Bouyahyou et de Kebdana.

Après les barrages de Mohamed V et Machrâa Hamadi la station de pompage de Moulay Ali Chrif prélève un volume de 20 Mm3/an comme appoint pour les besoins agricoles.

Si aucune restriction n’est opérée sur ces prélèvements d’eau, la Moulouya qui présente encore actuellement un aspect fluviatile qui longe cette splendide Tamariçaie se trouverait à sec et envahit par les eaux salées de la mer qui viendront perturber un équilibre ancestrale qui a permis aux différents écosystèmes estuarien de survivre à travers les siècles.

Nous recommandons de surseoir à tout prélèvement supplémentaire pour l’arrosage des terrains de golf ou des espaces verts de la NSTS. Nous rappelons à cette occasion qu’il était prévu par FADESA de réutiliser les eaux usées épurées pour l’irrigation de ses golfs et de ses espaces verts.

4-      Revoir le choix de l’emplacement de la station de traitement des eaux usées et son exutoire.

Les espèces faunistiques et floristiques, les mammifères, les oiseaux, les poissons, les vertébrés les invertébrés, les reptiles, les herpétofaunes, toutes ces espèces qui ont été répertoriées par d’imminents universitaires et experts, ont besoin de ce SIBE. Cette zone humide est source de vie et ne peut être transformée en zone de rejet des eaux usées et polluées. Elle ne peut être transformée en dépotoir. Nous n’avons pas le droit de massacrer encore plus ce SIBE.

Nous recommandons vivement aux autorités concernées de revoir l’emplacement et la technologie qui a été adoptés pour l’établissement de la station de traitement des eaux domestiques usées  et polluées et de procéder au changement de son exutoire vers d’autre direction différente du site biologique de la Moulouya.

Dans le contexte de la ville de Saïdia il existe d’autres possibilités pour choisir l’exutoire des eaux usées épurées :

-      Oued Kiss (déjà très pollué par les rejets d’eau usée non traitée en provenance de l’Algérie)

-      Les espaces verts et les Golf de la NSTS

-      Le canal d’irrigation existant ou les terrains agricoles bordant les sites en mettant en place un plan de réutilisation des eaux usées épurées dans la zone agricole avoisinante.

Il est évident que nous soutenons cette dernière proposition qui représente à notre avis un avantage sur le plan technique et environnemental et surtout sur l’aspect d’économie de l’eau.

5-      Assurer l’écoulement d’eau qui provient de Aïn Zebda et des sources avoisinantes qui alimente le bras mort de la Moulouya.

La construction de deux bâtards d’eau au niveau de l’intersection du canal de protection contre les inondations avec le filant d’eau provenant de la source de Aïn Zebda s’avère nécessaire pour le maintien des fonctionnalités du bras mort de la Moulouya et de la zone humide des chrarba.

6-      Affectation des éco-gardes pour assurer la surveillance du SIBE et pénaliser les infractions constatées.

Il est souhaitable que ces éco-gardes soient recrutés parmi la population riveraine au SIBE.

Mohammed Benata / Président de l’Espace de Solidarité et de Coopération de l’Oriental

بلاغ منقول عن الزملاء في جمعية أزير

بتاريخ 03/09/2010 ألقت أمواج البحر بجثة دلفين في عرض ساحل السفيحة، و بعد الانتقال بعين المكان ومعاينة الجثة تأكد لأعضاء جمعية AZIR بأن الدلفين ينتمي إلى فصيلة( Tursiops truncatus) يصل طوله إلى حوالي 1,75 متر من جنس أنثى بدأت تظهر عليه علامات التعفن و يرجح على أنه قد مرت حوالي 3 أيام على موت هذا الحيوان. في بعض أجزاء من جسمه، توجد جروح عميقة قد تكون السبب في موته، هذه العلامات تبين بالملموس أن الدلفين كان ضحية وقوعه في الشباك المنساقة ( filet maillant dérivant) المحظورة دوليا و التي مازالت تستعمل في المغرب لصيد سمك أبو سيف، و تجدر الإشارة بأن السلطات المغربية قد قررت منع هذه الشباك ووضعت كآخر اجل لمنعها 2 غشت 2011.

ان الضغوطات التي مارستها، السنة الماضية،بعض الجمعيات التي تعنى بحماية البيئة في البحر الأبيض المتوسط في اجتماع اللجنة العلمية لICCAT (اللجنة الدولية للمحافظة على أسماك التونة في المحيط الأطلسي) ساهم بشكل كبير في دفع الولايات المتحدة الأمريكية و الإتحاد الأوروبي إلى حث البلدان التي مازالت تستعمل هذه الشباك إلى حضرها في أقرب الآجال.


ان الدراسة العلمية التي قامت بها جمعية AZIR لحماية البيئة بتعاون مع الصندوق العالمي لصون الطبيعة (WWF) سنة 2003 بينت بأن مابين3000 و 4000 دلفين تموت سنويا بسبب هذه الشباك في المياه المتوسطية للمغرب.

لجنة الإعلام و التواصل

جمعية AZIR لحماية البيئة

لا داعي لتوضيح أي الصورتين أخدت قبل المخطط الأزرق.تجدون أسفله بلاغ للجمعيات المتتبعة للموضوع

Je vous épargne le classique,cherchez celle avant et celle après le plan "Azur", en bas d’article, le communiqué des associations suivant le dossier de près (en Francais, plus bas)

بيا ن للرأي العام من المجتمع المدني

حول الحالة البيئية لمصب ملوية

نحن الموقعون أسفله فعاليات من المجتمع المدني أعضاء مؤسسين للتجمع البيئي لشمال المغرب :

بعد الزيارة التفقدية يوم السبت 12 يونيو 2010إلى محمية ملوية، و بعد تجوالنا عبر مختلف المناطق المحيط بها و معاينتنا للوضع المتردي و الكارثي و المقلق لمجالها  البيئي نسجل :

أولا:إهمال المسوؤلين لهذا الموقع ذي الأهمية و البيولوجية و الايكولويجة و المصنف عالميا ضمن اتفاقية رامسار و اتفاقية برن و إغفالهم عن الظواهر المخلة به، و نحثهم للتدخل لإيجاد حل سريع لحماية أهم المناطق الرطبة بشمال افريقيا و انقاذ ما يمكن إنقاذه.

ثانيا : نطالب كافة المتدخلين و المهتمين بالمجال البيئي محليا و اقليميا و جهويا ووطنيا و دوليا العمل على أيقاف ضخ المياه العادمة للمشروع السياحي لمحطة السعيدية(فاديسا)بمصب ملوية، و إصلاح الاختلال الناتج عن التهيئة و البنية التحتية المنجزة بهذه المنطقة طبقا للاتفاقيات الدولية التي وقعتها الحكومة و القوانين المغربية الجاري بها العمل.

ثالثا: نطالب بإرجاع الماء المتدفق من عين الزبدة و عين الشباك إلى مجراه الطبيعي لإحياء المستنقعات و الذراع الميت لملوية و حماية التنوع البيولوجي والطيور المهاجرة و خاصة الطائر الوردي.

يحدث هذا و بعض الجهات المهتمة بالبيئة غائبة و متملصة من تحمل مسوؤلياتها كأن الأمر لا يعنيها(إدارة المياه و الغابات) و مضخة المكتب الوطني للماء الشروب اليتيمةعاجزة عن عملها لعطب ميكانيكي أصابها.

و تتزامن هذه الكارثة البيئية  مع بعض الأحداث الوطنية والعالمية نذكر منها :

1- اختيار المغرب دوليا لاحتضان الاحتفالات التي تخلد للأرض يومها العالمي.

2- مناقشة الميثاق الوطني للبيئة و التنمية المستدامة بإشراك الجميع.

3-إحياء اليوم العالمي للمياه الرطبة و تخليد اليوم العالمي للبيئة.

و في الأخيرندعو كافة المهتمين بالشأن المحلي و البيئي و نناشد المسوؤلين من مختلف مواقعهم لتكثيف الجهود لحماية هذه المنطقة الرطبة و العمل على الحد من التدهور و التردي الذي حل بهذا الموقع البيولوجي و الايكولوجي.

جمعية الانسان و البيئة- فضاء التضامن والتعاون للجهة الشرقية-جمعية شمس للتربية و المواطنة و البيئة

بركان : نجيب بشيري         وجدة: محمد بنعطا            أحفير: عمراني عبدالرحمن

    Communiqué  de Presse à l’opinion publique concernant l’état environnemental du Sibe Ramsar de la Moulouya
    Nous, membres fondateurs de l’écolo plateforme du Maroc du Nord, signataires du présent communiqué, nous tenons à attirer l’attention de l’opinion publique nationale et internationale, sur la situation dramatique qui prévaut dans le Site d’Intérêt Biologique et Ecologique de la Moulouya, site classé de haut intérêt pour la Biodiversité et pour les oiseaux migrateurs par la convention Ramsar.
    -Ayant lancé plusieurs alertes par tout les moyens légaux et pacifiques pour solliciter le Gouvernement Marocain et ses différents départements ainsi que les responsables de la convention Ramsar et la convention de Berne pour déployer tous les moyens possibles et nécessaires pour sauvegarder cette zone humide qui est classée la plus importante en Afrique du Nord après celle du Nil.
    - Au moment où les nations unies ont décrété l’année 2010 année de la Biodiversité.
    - Au moment où le Maroc a été choisi par les instances internationales pour héberger la célébration de la journée mondiale de la terre et au moment ou le Gouvernement a été chargé par Sa Majesté le Roi Mohamed VI, d’élaborer une charte nationale pour l’Environnement, et au moment où la communauté internationale vient de célébrer la Journée Mondiale de l’Environnement et celle de la Journée Mondiale des Zones Humides.
    - Et au moment où l’Administration des Eaux et Forêts prétend, sans aucun fondement, que la situation au niveau du Sibe de la Moulouya n’est pas préoccupante et ne fourni aucun effort pour le protéger.
    - Ayant constaté lors de notre prospection effectuée le samedi 12 juin 2010, que le Sibe de la Moulouya est dans un état extrêmement alarmant de dessèchement et de pollution.
    Nous sollicitons le Gouvernement Marocain, à travers les différentes autorités et les différents départements qui interviennent au niveau du sibe, de remédier à la situation qui a été causée par les aménagements et les infrastructures qui ont été réalisés au niveau du Sibe de la Moulouya et qui ont ignoré le statut particulier de cette zone,
    Nous demandons aux responsables de surseoir de façon urgente au détournement des eaux en provenance de Aïn Zebda et de Aïn Chebak qui alimentaient les marécages des Chrarba et le bras mort de la Moulouya où se réfugiaient les flamants roses et des dizaines d’espèces d’oiseaux.
    Nous demandons aux responsables de surseoir dans l’immédiat au déversement des eaux usées brutes du projet touristique Méditérrania Saïdia dans cette zone humide conformément aux conventions internationales signées par le Gouvernement et stipulé par les lois en vigueur de notre pays.

في إطار أنشطتها بمناسبة اليوم العالمي للبيئة
05/06/ /2010

لا زالت لجنة متابعة مشروع السواني تواصل تعبئتها لأول المعنيين بالملف : جيل ليس من حق أحد حرمانه من أرضه لصالح مشاريع عقارية تحث ذريعة سياحية

هذا و قد حضرت للمهرجان الخطابي هيئات المجتمع المدني ممثلة في عدد من الجمعيات

المرجو الإطلاع على موقع اللجنة لتجدون كل التفاصيل و آخر تطورات الملف

WEB SITE

أطلقت لجنة متابعة مشروع السواني موقعا خاصا لتوفير تغطية خاصة و مكثفة لهذا الملف، ستستمر مدونة ريف مستدام في التحسيس بقضايا التنمية المستدامة بالأقاليم المتوسطية بما فيها ماف الصفيحة، لكن لكي يتحقق الهذف و لمعاينة دقيقة لحالة السواني، المرجو تعميم الموقع الجديد

www.SFIHA.com

الموقع لا زال حديث الإنجاز لكن بعض فقراته جاهزة، مثل هذه الصفحة الخاصة بالإرث الثقافي لموقع المزمة التاريخي. من جهة أخرى، لقد تم بعث رسالة في الموضوع للسيد الوزير الأول تجدونها في الرابط أسفله

Le collectif de suivi du projet et afin de faciliter la sensibilisation en-ligne sur le suivi du dossier, lance un site exclusivement dédié à ce dossier, vous serez toujours informé par Rif-Moustadam.com sur les différentes questions relatives au développement durable dans la méditerranée marocaine (dont le dossier Sfiha), mais pour une meilleur visibilité de ce dossier, vous êtes invités à diffuser l’adresse du nouveau site ( http://www.sfiha.com ) le plus largement possible. Le site vient d’être lancé mais certaines rubriques intéressantes sont déjà en ligne comme celle ci portant sur le patrimoine archéologique du site Al Mazama http://www.sfiha.com/Archeologie.htm

Par ailleurs le CSPS vient d’adrésser une lettre au premier ministre marocain, dont voici le contenu en format pdf  :  Lettre Au PremierMinistre-Projet-Sfiha Souani 17 mai 2010

نجحت لجنة متابعة مشروع السواني  بالحسيمة  في تجنيد متميز للسكان، فكم هي سهلة تعبئة المواطنين حين تأتي هذه التعبئة من جمعية شريفة غير خاضعة للمزايدات البئيسة، فتحية لحفدة صانعي مجد أنوال

إليكم التقرير

لجنة متابعة مشروع السواني/ اسفيحة

أجدير – الحسيمة

تقرير عن أنشطة اللجنة بمناسبة يوم الأرض

بمناسبة يوم الأرض، سطرت لجنة متابعة مشروع السواني/ اسفيحة، برنامجا تحسيسيا واحتجاجيا تضمن العديد من الفقرات: توزيع نداء ومطوية تعرف بيوم الأرض وبالمخاطر المحدقة بغابة اسفيحة وتكثف مطالب اللجنة، إنجاز ملصق يلخص مواقف اللجنة، إنجاز تقارير إعلامية، توزيع أشرطة فيديو… توجت بالأنشطة التي تم تنظيمها يوم السبت 24 أبريل بغابة اسفيحة بأجدير.

فكما كان متوقعا، شارك في هاته الأنشطة أزيد من 500 مواطن ومواطنة، من مختلف الفئات العمرية (شباب، كهول وشيوخ…)، ينتسبون إلى أجدير وغيرها من الجماعات التابعة لإقليم الحسيمة، وتميزت هذه الأنشطة بالمشاركة الواسعة للمرأة التي نحييها بهذه المناسبة، ونعتبر مشاركتها نقلة نوعية في الصراع على مستقبل غابة اسفيحة، كما تميزت هاته الأنشطة بالمشاركة المهمة للعديد من الفعاليات المدنية وممثلي العديد من الإطارات الجمعوية والنقابية والإعلامية، وبالمشاركة المهمة لمناضلي الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب

فالبداية كانت من أمام مسجد المجاهدين بأجدير، حيث تجمع المشاركون والمشاركات وكلهم رغبة في العمل من أجل حمل الدولة على الاستجابة لمطالبهم العادلة والمشروعة، وكلهم إصرار على إبعاد الدمار الذي تقوم به الشركة العامة العقارية فوق هذه الأرض، التي ضحى الأجداد بالغالي والنفيس من أجل الحفاظ عليها، وبعد أن وشحت اللجنة صدور المشاركين برمز البيئة، انطلق الجميع في مسيرة صامتة جابت أرجاء من الغابة، توقفوا عند بقعة كانت اللجنة قد حددتها في اليوم السابق كمكان لغرس عشرات الأشجار، للتأكيد على التشبث بغابة اسفيحة واستنكار الجرائم  التي تقوم بها الشركة العامة العقارية في حق البيئة، وبعد كلمة قصيرة لأحد أعضاء لجنة المتابعة شرع الجميع في عملية الغرس… ثم انتقل المشاركون إلى المرتفع القريب من مسجد المجاهدين المطل على الشاطئ والغابة وكذلك المزمة، فرفعت عندئذ اللافتات (التي تحمل شعارات تؤكد مطالب اللجنة في ضرورة إنجاز مشروع سياحي حقيقي يستجيب لانتظارات الساكنة) والصور المعبرة والملصقات… وبطريقة كلها حماس واستعداد للمضي بعيدا في هذا الملف، تم ترديد العديد من الشعارات المطلبية المحذرة والمناشدة، والداعية في نفس الوقت إلى الوحدة ورص الصفوف لتحقيق المطالب وفرض الحقوق

اختتمت هذه الفعاليات بالكلمة التي ألقاها أحد أعضاء اللجنة والتي رحب من خلالها بالمشاركين وحيى الجميع على تلبيتهم الدعوة، وذكر بالنضالات السابقة للجنة رفقة الساكنة وباللقاءات التواصلية وبالأيام الدراسية التي نظمت، وكذا بالاجتماعات المطولة التي عقدتها اللجنة مع السيد الوالي ومسؤولي الشركة العامة العقارية ومجلس بلدية أجدير، كما أكد على مطالب اللجنة خاصة النقط التي ما تزال عالقة، والتي يتهرب منها المسؤولون في السلطة والشركة على السواء (مشكل الأرض التي سيقام عليها المشروع، وطبيعة هذا المشروع…)، واعتبر أن الاحتفال بيوم الأرض هو بمثابة إعلان صريح على مواصلة النضال والاحتجاج حتى انتزاع الحقوق، وأكد على أن الأشكال المقبلة ستكون تصاعدية ومتنوعة وستنظم في أماكن متعددة، ولم تفته الإشارة إلى أن عجز المسؤولين في السلطة الإقليمية والمسؤولين الحكوميين في الاستجابة لمطالب اللجنة والساكنة، سيدفع باللجنة إلى التوجه إلى عاهل البلاد الملك محمد السادس، وعلى أن اللجنة ستعمل في القريب العاجل على تنظيم مسيرة ووقفات بالعاصمة الرباط.

بعد الكلمة أعلنت اللجنة انتهاء فعاليات هذا اليوم، وطالبت من المشاركين التحلي باليقضة والصبر والتشبث بالوحدة والترفع عن الاستفزازات التي كانت تصدر من بعض الأشخاص، لاقتناعها الراسخ بأن معركة فرض مشروع سياحي مستدام يوفر مناصب شغل قارة للساكنة ويحترم البيئة والثقافة والتاريخ تتطلب تظافر جهود الجميع وتستوجب توحيد القوى الفاعلة من أجل مستقبل أفضل.

ولجنة متابعة مشروع السواني/ اسفيحة وهي تحيي عاليا كل اللواتي والذين شاركوا في مختلف الأنشطة التي نظمتها بمناسبة اليوم العالمي للأرض وتشكر كل الفعاليات الجمعوية والإعلامية التي تعاونت مع اللجنة لإنجاح فعاليات هذا اليوم، فإنها تؤكد مجددا على مواقفها الواضحة من المشروع العقاري الذي تنوي الشركة العامة العقارية فرضه بغابة اسفيحة وتعلن عزمها على المضي قدما وجنبا إلى جنب مع ساكنة أجدير وكل فعاليات المنطقة لتحقيق مطالبها/ مطالب الساكنة العادلة والمشروعة، وتدعو جميع الإطارات الجمعوية والنقابية إلى التكتل من أجل مواجهة كل المهووسين بالربح السريع.

لجنة المتابعة

الحسيمة في 25 أبريل 2010

المنسق العام:   د. فؤاد الغلبزوري

المسؤول عن اللجنة بالحسيمة: ذ. عمر لمعلم

A l’occasion de la journée de la terre, voici le programme des activités organisées par le CSPS samedi, où on aurait, entre autre, procédé à la plantation d’arbres dans la zones ayant subis la deforestation.

Un rapport de la journée apparaîtra bientôt.

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

= نداء المشاركة في فعاليات يوم الأرض =

سكان بلدية أجدير وفعاليات منطقة الحسيمة

أيها المواطنون أيتها المواطنات

احتفاء بيوم الأرض

ودفاعا عن غابة اسفيحة

ومن أجل مشروع سياحي حقيقي

وضد المشاريع العقارية على السواحل

وتحت شعار:

"لا لاجتثاث غابة اسفيحة، نعم لمشروع سياحي حقيقي"

تدعوكم اللجنة المحلية لمتابعة مشروع السواني/ اسفيحة، إلى المشاركة الواسعة في مختلف الفعاليات التي ستنظمها يوم السبت 24 أبريل 2010، وفق البرنامج التالي:

– على الساعة الرابعة والنصف (16:30) مساء، الانطلاق من أمام مسجد المجاهدين والقيام بجولة جماعية داخل غابة اسفيحة.

– على الساعة الخامسة مساء (17:00)، غرس مجموعة من الأشجار، ضدا على عملية اجتثاث الغابة التي تقوم بها الشركة العامة العقارية.

– على الساعة الخامسة والنصف مساء (17:30)، وقفة احتجاجية قرب مسجد المجاهدين.

– على الساعة السادسة مساء (18:00)، كلمة لجنة المتابعة.

عن لجنة المتابعة

Sans quoi on ne peut qualifier le projet d’autre chose que "projet de nature immobilière spéculative"…

Voici tel que transmis par le coordinateur Dr Fouad El Ghelbazouri, le document état des lieu du projet souani qui a été remis par le comité de suivi du projet souani lors de la rencontre du mercredi 7 avril a Mr mohamed al hafi  wali de la region taza al hoceima taounat , a Mr mohamed boudra president de la région de taza al hoceima taounat :

Al Hoceima , mercredi 7 Avril 2010

NATURE DU PROJET :
Tous les documents fournis par la CGI ne comportent aucune information sur le projet touristique : rien sur le
type de tourisme que la CGI compte développer sur le site de Sfiha, aucun partenaire professionnel du
tourisme (tour-opérateur, enseigne touristique, …), pas d’estimation des fréquentations, nuitées, type et
nombre d’emplois qui seront crées, rien sur la stratégie marketing et commerciale du produit touristique
Souani, rien sur la logistique, rien sur le montage financier, pas de business plan touristique, rien sur la
manière dont seront investis les 1.5 milliards de DH prévus pour ce projet touristique. Bref la CGI n’a
pas de dossier touristique !

SITE ARCHEOLOGIQUE ALMAZAMA :
Dans sa 3ème version du projet, la CGI a réservé temporairement une superficie de 9 hectares pour le site
archéologique de la ville historique d’Almazma. Le CSPS apprécie cette avancée sur le volet archéologique,
il demande néanmoins à ce que la superficie finale d’Almazama soit déterminée par les archéologues
chargés par le Ministère de la Culture de procéder aux fouilles sur l’ensemble du site et de ses alentours.
La zone archéologique doit rester propriété de l’Etat conformément à la législation en vigueur et aux
recommandations internationales concernant la préservation des monuments historiques.

DROIT FONCIER :
Le projet Souani ne pourra pas réussir sans l’obtention du consentement des habitants d’Ajdir qui
continuent à réclamer leur terre. Le CSPS demande à l’Etat de prendre en considération cette revendication
légitime. Les habitants d’Ajdir n’accepteront jamais autre chose qu’un projet touristique sur la terre de leurs
ancêtres. Conscient de ce problème, le CSPS avait avancé l’idée de trouver un autre terrain mieux adapté ala construction de résidences immobilières. Solution qui pourrait arranger toutes les parties.

RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT ET DU LITTORAL :
La CGI affirme qu’elle respectera la règle de recul de 100 mètres sur le domaine public maritime.
Conformément au protocole GIZC ratifié par le Maroc le 21 janvier 2008, la largeur de la bande non
constructible doit être déterminée par des experts après étude de la morphologie du littoral et de la situation
des dunes, celle-ci ne peut être inférieure à 100 mètres. Selon GIZC, cette bande doit rester vierge de
toute forme de construction et d’activité humaine (y compris terrains sport, piscines, …etc.).
La bande côtière doit demeurer propriété de l’Etat.
La société civile dénonce la reprise de la découpe de la forêt (depuis le 26 mars 2010) en contradiction
totale avec les directives royales relatives à la charte nationale de l’environnement. Le CSPS demande aux
autorités locales d’intervenir en urgence pour arrêter cette découpe sauvage.

ACCORD D’ASSOCIATION UNION EUROPEENE/MAROC ET CONVENTION DE
BARCELONE:
Le Conseil d’association Union Européenne/Maroc du 13 octobre 2008 avait marqué une nouvelle étape dans le renforcement des relations UE-Maroc, grâce à l’adoption du document conjoint visant l’établissement du Statut Avancé du Maroc dans les relations avec l’UE. Suite à la 8ème Session du Conseil d’Association UE-Maroc, l’Union Européenne vient confirmer le 07/12/2009 ce statut privilégié dans une déclaration en 43 points dont voici un extrait du 39ème point : «L’UE souligne l’importance de Mise en œuvre des politiques et des actions qui peuvent assurer le développement durable du Maroc du point de vue environnemental, social et économique. L’UE encourage le Maroc à poursuivre le processus de ratification des protocoles de la Convention de Barcelone et la mise en œuvre des obligations légales inscrites dans la Convention et ses Protocoles.»
A cet égard, il convient de souligner que le Maroc préside depuis novembre 2009 (congrès de Marrakech) et pour deux ans le Conseil des Etats contractants de la Convention de Barcelone. Cet engagement volontaire et insoupçonné, doit encourager l’Etat Marocain au respect total des dispositions de la convention de Barcelone.

CONCLUSION :
Le CSPS constate avec regret que la CGI n’a toujours pas de dossier touristique. Il est temps que l’Etat
assume ses responsabilités de maître d’ouvrage (Souani est un projet d’utilité publique) en imposant un
CAHIER DES CHARGES TOURISTIQUE. Il est urgent que la CGI s’associe avec des professionnels du
tourisme afin de monter un vrai projet touristique. Dans le cas contraire, l’Etat devrait lancer un appel d’offres
international afin de placer Souani dans un cadre légal et transparent sous la tutelle du Ministère du
tourisme.
N’oublions pas que le transfert de la propriété du terrain vers la CGI a été justifié par l’UTILITE
PUBLIQUE (décret N°2.08.424 signé par le 1er Ministre ABBAS EL FASSI le 18/12/08). L’utilité publique
réside dans la création de milliers d’emplois promis par le projet touristique Souani. Le projet privé immobilier
présenté par la CGI ne peut en aucun cas être qualifié d’utilité publique.
Le CSPS exige donc que le site de Sfiha soit entièrement réservé (80 ha) à un projet touristique intégré et
durable comme l’a décidé l’Etat en le choisissant comme PROJET PILOTE dans le cadre du
programme DESTINATIONS relatif au tourisme durable dans le pourtour méditerranéen. Les projets
immobiliers n’entrent pas dans ce cadre.
Le Comité de Suivi du Projet Souani continue à suivre de très près cette affaire, il reste ouvert au dialogue
avec tous les acteurs concernés par ce projet et demeure fidèle à son objectif initial, à savoir :
OUI au projet touristique Souani durable, créateur d’emplois et profitable aux générations futures.
NON au projet immobilier sur le site de Sfiha, non créateur d’emplois et destructeur de la forêt.
Al Hoceima, le mercredi 7 avril 2010
Le Comité de Suivi du Projet Souani

(lu sur http://lbadikho.wordpress.com )

Dans un article ruisselant de mauvaise foi, sur fond d’amateurisme, le Monde a récemment "traité" une question qui concerne ce blog, non pas parce qu’en relation avec la thématique que "Sustainable Mediteranean Rif Now" se pose comme principale occupation (à savoir le tourisme, les questions sociales, et l’écologie), mais parce le principal rédacteur de ce blog a  un fort sentiment d’appartenance à cette catégorie de gens qu’est la Blogoma et que c’est de cette Blogoma que l’article du Monde parle.

Au delà de la superficialité évidente de ce qu’on peut lire dans l’article en question, on est surtout interpellé par les "sentences" prononcées par Herren le Professeur Jamal Eddine Naji, le camarade communiste de service Khalid Naciri -actuel ministre de la propagande- , et le téméraire Younes Moujahid.

Autant je ne prête pas trop d’attention à la maladresse d’Isabelle Mandraud, qui pourrait (avec un conditionnel de second degré) être excusée pour sa méconnaissance du paysage de la blogosphère, autant je suis frappé par les déclarations des trois valeureux marocains, respectivement chercheurs, ministre, et syndicaliste de presse.

À Moins que la journaliste aie sorti des citations qui n’en sont pas unes (ce qui n’est pas très rare avec les journalistes, croyez en ma modeste expérience personnelle) on peut lire ceci :

Le premier affirme (comme cité par le Monde) : "Ces Blogueurs sont des intégristes"  !!!  يا سلام عالمفتي

Le second nous qualifie de "zone de non-droit" et ajoute "Nous ne voulons pas sévir, mais notre marge de manoeuvre est étroite." Puis, la meilleure : "Je dois protéger une démocratie naissante." Que c’est mignon, comme dirait l’autre.

Tandis que le troisième va jusqu’à nous traiter de "poubelles de la presse"…


Personnellement, j’ai la conviction que ces trois messieurs parlent de choses sur lesquelles ils n’ont que des idées reçues, ce qui déshonore à la qualité de scientifique pour le premier qui s’amuse à faire un jugement de valeur aussi maladroit que faux. Un scientifique digne de ce nom ne parle jamais avec une telle certitude de choses dont  il ne connaît que des fragments.

Le ministre quant à lui a certes raison de dire que c’est une zone de non droit, "tout comme le gouvernement auquel tu appartiens, camarade" : votre collègue ministre de l’intérieur rend il des comptes des centres de détentions de Temara, des dessous de "l’affaire" Bellirej ? du centre de Tiffelt, vos collègues du tourisme ont ils choisit la forme du Plan Azur, où leur a t elle été soufflé (comprendre imposée) par des technocrates non élus ? Et le Plan Maroc Vert ? Ces 25 slides en Powerpoint de dernière minutes, digne de la soutenance bâclée d’élève de première année,  qui ont coûté 25 millions de dirham au contribuable, ont il été décidés par votre gouvernement, -très respectée zone de droit-, ou par vos maîtres à dicter les stratégies, ceux dont le diplôme de l’X ou de l’école des Ponts dispense du passage par les urnes ?

Et même si cette comparaison vous semble trop abusée, je vous rappel juste qu’on est (la blogosphère) un simple espace spontanée d’expression libre, qui ne doit rien à personne, contrairement à votre très respecté gouvernement… et qui n’a besoin ni de vos "encadrement" ni du syndicat du troisième (ie le téméraire avant gardiste dans la défense de la presse).

Ce dernier n’a apparemment jamais pu apprécier la qualité de certains blogs, qui doivent faire des jaloux parmi les titres les plus lus de la presse.

Mr Moujahid fait-t-il donc partie de ces nombreux Fhamatoro-Lachgaro-Benkirano-Ninistes qui se donnent un plaisir fou à tirer sur ce qu’il n’ont pas vu en qualifiant la Blogoma de "poubelle de la presse" ? J’ai envie de dire oui, car rien n’est plus moche à mes yeux que de parler de choses qu’on ne connaît pas.

Une seule hypothèse peut expliquer ces trois affirmations : ces trois braves gens confondent peut être un Blogueur et un commentateur moyen de Hespress. No offense à ce dernier, cette hypothèse m’est inspirée d’un entretien avec un clown-recruteur d’un parti de la Place politique Marocaine, qui après mon intervention lors d’une conférence, où j’avais présenté ma personne comme "étudiant et nouveau blogueur" vint se présenter  en me disant "Salut camarade, je suis aussi un Blogueur", je lui demande naturellement où est ce qu’il écrit, il me répond "sur Hespress", "bien, quels sont tes articles? tu écrit avec quel nom/pseudo?", il me répond "non je change à chaque fois de pseudo", "quels sont les articles qui sont de toi sur Hespress alors?", il me répond "tu me trouve toujours dans les premiers commentateurs, des fois je me fais appeler "Ahmed de Casa", d’autres fois juste "3abir sabil"" …. le pauvre vieux confond donc ‘Blogueur’ et ‘Commentateur’

Certes on trouve dans la Blogoma des Lyncheurs de toute sorte, d’autres qui croient qu’une formation en management suffit pour se faire passer pour le Krugman made in Morocco, confondant ainsi le Management et cette noble science qu’est l’économie, un opportuniste qui a tant crié "à mort les instances non élues" pour finir ministre non élu, des lèche bottes qui ne veulent pas dire leurs noms ou encore des étudiants qui prétendent pouvoir démontrer les méfaits du Plan Azur (comprendre l’auteur de ce blog)… Toutefois, tout ce petit monde a le mérite d’assouvir une soif d’information à laquelle la presse classique ne répond plus.

Les blogueurs s’imposent sans vraiment le chercher, ainsi on a pu voir des billets de Blogueurs inspirer des éditos ? Voire même des billets de blogeurs plagiés sordidement par des journaux (ceux qui l’ont fait se reconnaîtront).

J’invite donc ces trois messieurs à découvrir ce dont ils viennent de parler, à savoir une Blogosphère dont la qualité n’est plus  vanter.

Combien de journaux rivalisent avec la rigueur d’Ibn Kafka ? (il faut vraiment être une ordure pour qualifier ce blog de poubelle de la presse après y avoir lu des articles).

Combien de journaux nous ont aussi bien renseigné sur le cas des 850 familles victimes du licenciement de la société SMESI à khouribga, autant que nous l’a fait l’infatigable engagée Samira Kinani (français) et combien de journaux nous ont autant éclairé sur l’affaire que la fait en détail le blog arabophone Al mounadil-a. Les journaux sont ils maintenant aussi près de ce qui se passe à Benslimane que ne l’est le blog de l’instituteur très respecté Mostapha Lamodene.

Combien de journaux ont pu rivaliser de rapidité avec Said Benjebli, Najib Chaouki ou encore Mohamed Dair concernant les bogueurs arrêtés ?

Combien de journaux rivalisent d’originalité avec le posdcast très fraîchement lancé PPM, traitant pour l’instant de sujets aussi important que l’agriculture, la fiscalité et bien sûr la base des maux : la constitution.

Ceci est sans oublier la présence du patron de la CGEM, ou encore de l’écrivaine Laila Alami. Alors ? "zone de non droit" dis tu camarade Lhaj Khalid? va le dire à ton collègue misnitre Lachgar Al-opportuniste !

L‘intelligence féminine ne manque pas à l’appel dans la blogoma. Et Mr Moujahid doit même devoir rougir en voyant  comment les blogueurs ont peut être plus sensibilisé l’opinion publique que ne l’a fait son syndicat qui est censé être à l’avant garde du combat pour la liberté d’expression, et non à l’avant garde des déclarations honteuses ("poubelle de la presse"), comment ose t il dire ceci d’une blogosphère qui compte des éléments aussi admirables et exceptionnels qu’un certain Al Miraat

Sur un autre registre, le Blog collectif Talk Morocco  (dont Al miraat est le co-fondateur) vient de remporter, après seulement 4 mois de son lancement les deux distinctions (jury et votes du public) des Bobs Awards organisés par la chaîne allemande Deutsch Welle, combien de journaux connaissent la diversité des plumes qu’on trouve sur les blogs collectifs? j’ai en tête par exemple le très prometteur Marayapress (arabophone), où s’expriment avec brio des citoyens privés de leur droit aux médias publics, et où on peut croiser des auteurs de différents horizons, d’Al Adl wal Ihssane à la gauche la plus étouffée, avec très souvent l’apparition de plumes très prometteuses

On passerait toute la soirée sur un billet pour passer en revue tous les blogs que les trois bonshommes à l’origine de cette humeur auraient du voir avant de sortir pareilles salades…

Tout ceci pour leur dire dans un registre plus  cru : Messieurs, on n’a pas demandé votre avis avant d’ouvrir nos blogs, et on ne le demande pas maintenant qu’on les a ouvert.

CONFIRMATION : Le verdict a été prononcé le 22 mars par le tribunal de Midelt contre Mohamed Attaoui, il est accusé d’ “extorsion de la somme de 1000 dirhams”. Mohamed est  président de l’Association avenir pour le cèdre et le mouflon.

Il est connu dans le milieu associatif pour son combat contre les pilleurs de cèdre. Beaucoup de ceux qui connaissent l’affaire de près affirment qu’il paie le prix pour deux articles publiés dans des journaux.

Rappelons un peu le contexte du cèdre au Maroc :

Les cédraies du Maroc sont menacées de disparition dans l’Atlas et dans le Rif, notamment au mont Tidighin. Le cèdre est victime de la mafia du bois et du réchauffement climatique qui ne favorise guère sa régénération. Depuis une année, les ONG locales à Khénifra et Kétama, ont brisé le silence qui règne sur ce dossier depuis des décennies. L’exploitation industrielle de cet arbre, centenaire en Atlas et dans le Rif, ne bénéficie pas à la population locale. Un réseau d’élus locaux et de notables se partagent le gâteau.
Cèdre

Juste après le drame des enfants morts à Anfgou l’hiver dernier, dans la province de Khénifra, la section locale de l’AMDH avait organisé un sit-in devant la délégation régionale des Eaux et Forêts de Khénifra pour dénoncer la mafia du bois. À Kétama, connue pour la culture du cannabis, une petite association locale avait réussi à fédérer une centaine d’associations nationale et internationale, pour arrêter l’hémorragie. La cédraie marocaine est assez particulière, elle est notamment menacée par un surpâturage chronique qui dévaste les sous-bois, et la régénération de la forêt. En effet selon les spécialistes, le cèdre ne se régénère pas aussi facilement, contrairement à d’autres variétés d’arbres. Le 24 juin dernier, l’association Kétama pour le développement et l’environnement, avait organisé, en présence de plusieurs habitants de la région, un sit-in de protestation contre la passation d’un marché pour l’abattage et l’exploitation d’une grande superficie de la forêt de cèdres dans la montagne de Tidighine. La transaction a été faite par la Direction régionale des Eaux et Forêts de Taza, en faveur de la commune rurale, Abd El Ghaya Souahel, à Kétama, qui a passé à son tour le marché à un promoteur privé de Ghafsai.

Source:La gazette du maroc N°571 04/05/2008

Je vous laisse maintenant, seuls juges de ce qui suit:

"Le 22 avril 2010, à Marrakech, le Maroc célébrera le 40 ème anniversaire du jour de la Terre pour lancer en grande pompe la Charte nationale de l’environnement et du développement durable. Pendant ce temps, les tribunaux de Khénifra, de Midelt ou de Meknès condamnent pour des motifs fallacieux les militants amazighs, écologiste, associatifs ou non, dès qu’ils s’opposent à la puissante mafia du cèdre. La cédraie, la plus grande de la Méditerranée, se meurt, victime des coupes illégales qui sont croissantes depuis 1976 du fait d’un trafic constant de ce bois précieux, négocié jusqu’à 1000 euros le m3, une fois scié. Malgré la création d’un parc national en 2004 et le projet de délimitation d’une réserve de biosphère de la cédraie sur 500 000 ha pour déclarer cette forêt patrimoine mondial, les élus locaux organisent une véritable mafia du cèdre corrompant les autorités et finançant les partis politiques. Les communes détentrices des ressources forestières les plus importantes, comme Anemzi, figurent parmi les plus pauvres du Maroc. Ce sont près de 10 millions d’euros qui alimentent chaque année un système de corruption régional. Localement des militants associatifs exigent la protection de l’arbre et surtout le contrôle des dépenses communales qui affichent des excédents budgétaires indécents de plusieurs centaines de milliers d’euros alimentés par les droits de coupe, alors qu’elle ne dispose d’aucune infrastructure de base, n’ayant même pas une ambulance pour évacuer les malades et souffre d’une mortalité infantile extrême de 194,2 pour mille. Harcelés depuis de nombreuses années, tous les motifs sont bons pour les briser. A Khénifra, un agriculteur irréductibe a vu sa maison brûlé, à Tounfite, M. Attaoui, technicien communal en charge de l’arboriculture a eu son salaire suspendu plusieurs années. Tous deux sont aux mains de la justice accusés par dénonciation anonyme d’avoir porté « atteinte aux valeurs sacrés du royaume » : le premier aurait dit qu’il était au dessus du roi, le second que Tounfite était mieux géré du temps de la colonisation qu’aujourd’hui. En plus, le dernier dont l’association "Avenir du cèdre et du mouflon" voulait se porter partie civile vient d’être condamné, le mardi 23 mars 2010, à deux ans de prison. L’ingénieur forestier qui fournissait à son association le détail des fausses déclarations, preuves de la dissimulation administrative des coupes illégales, suite à une convocation par les élus locaux, a soudainement déposé plainte contre le militant."

Au delà de ce cas précis, qui décrit une situation d’extrême souffrance de militants écologistes pour avoir défendu non seulement ce patrimoine qu’est le cèdre, mais surtout, les droits sociaux des habitants des communes rurales qui ne profitent pas des revenus de cette exploitation, c’est un hommage à rendre à tous les infatigables qui militent sur le terrain et dont la seule motivation reste le bien de l’homme et de la nature.

Les "écolos", ce sont d’abord des militants pour les droits humains…Et comme tous les militants des droits humains, ils sont victimes d’injustices, de répression, d’incompréhension et de manque de reconnaissance et de gratitude (qu’ils ne recherchent pas, ce qui est tout à leur honneur).

Le témoignage est un message que je reproduit tel que reçu.

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